reporter0.gif (3776 octets) Concours académique Semaine de la Presse 2003


Collèges : 2e prix

Une guerre pas si simple

 

Une guerre préparée ? Une guerre « high-tech » ? Une guerre éclair ? Une guerre prétendue libératrice ? Une « belle » guerre annoncée…

Un allié (la Turquie) indocile, une population qui n’accueille pas à bras ouverts les forces de la Coalition, des « poches de résistance » qui se multiplient, une tempête de sable qui enlise la progression vers Bagdad, des tirs « amis » meurtriers au sein des troupes alliées, des cibles manquées, des civils touchés, de cruelles pertes humaines.

Quelle surprise ! La guerre ne serait-elle donc pas si simple ?

Oui, c’est ça la guerre. C’est ça la réalité de ceux qui la subissent : les sirènes d’alarme sonnent mais les civils les ont déjà trop entendues, la guerre s’est imposée dans leur vie quotidienne. Ceux qui se trouvent en première ligne, veulent-ils de Saddam ou de Bush ? On ne sait pas. Mais ils sont démunis d’eau, d’électricité et de nourriture. Leur priorité ? Probablement survivre, pour beaucoup d’entre eux. À Bassorah, des camions d’aide humanitaire sont pris d’assaut par la population assoiffée, affamée qui s’arrache des rations en nombre insuffisant. Deux missiles américains s’abattent sur un marché bagdadi. Bilan : quatorze morts, tous civils.

Une guerre propre ? Non, une guerre n’a jamais zéro victime, zéro mort, ni militaire ni civil.

 

 

 

 

 

 

Collège D. Milhaud - Sartrouville

Classe : 4°2

Madame Véronique Odoul