reporter0.gif (3776 octets) Concours académique Semaine de la Presse 2002

Lycées : 1er prix

 

 

 

 

 

 

 

Présidentielles 2002: L. Jospin et J. Chirac, deux arbres qui

cachent la forêt

 

Dans la campagne électorale, L. Jospin et J. Chirac sont les principales cibles des dessinateurs de presse. L'âge des candidats et la similitude de leurs programmes sont en effet leurs sujets favoris.

 

Plantu, à la une du Monde daté du 17‑18/03, pointe l'importance des deux candidats, qui sont des « phénomènes médiatiques », et l'étouffement des autres, parmi lesquels on reconnaît J.-P. Chevènement, A. Madelin, F. Bayrou et R. Hue. Il s'empare aussi de la phrase de Lionel Jospin qui a affirmé que Chirac était « fatigué, vieilli, usé », en les montrant tous deux dans des fauteuils roulants, tenant deux feuilles identiques : leurs programmes. Enfin Lionel Jospin a peur du caméraman en référence encore à sa désormais fameuse petite phrase. C'est ainsi qu'en un seul dessin, Plantu résume toutes les querelles récentes entre les deux candidats.

L'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, paru le 13/03, fait aussi sa une sur l'âge de notre président, d'une façon plus irrespectueuse : le couple présidentiel y est caricaturé par Cabu, Mme Chirac en infirmière et son mari en impotent... En dernière page, Charb revient sur le même thème dans une vignette qui veut faire passer M. Chirac président de la République pour un fainéant.

Dans le Canard enchaîné du même mercredi, Lefred-Thouron relativise : Jospin se voit déjà président, mais il aurait alors le même âge, en fin de mandat, que Chirac aujourd'hui. A la une, Pétillon insiste sur l'effet positif que les mots du candidat socialiste ont eu sur la forme de son adversaire, bien qu'il ait été fatigué, vieilli, etc.

 

 

Chirac et Jospin : y' a d' l' écho...

Le thème de la ressemblance entre les programmes des deux principaux candidats est au centre d'un dessin anonyme paru dans l'hebdomadaire militant Lutte Ouvrière du 15/03/03. Représentés en écoliers qui se copient mutuellement et se chamaillent, L. Jospin et J. Chirac sont rendus risibles. Ainsi, dans des journaux aux publics aussi différents que Le Monde et Lutte ouvrière, des auteurs peuvent partager la même opinion et la représenter d'une façon très proche.

 

 

.., et on entend plus les autres.

La presse réserve un espace bien plus réduit aux « petits » candidats, qui ne semblent pas beaucoup intéresser les dessinateurs. Par exemple, dans un autre journal militant, Rouge (hebdomadaire de la L.C.R., paru le 14/03), Faujours dans une parodie ironique, cherche à rendre ridicule l'affiche de J.-P. Chevènement que l'on peut voir un peu partout, en se moquant de son décor, mais aussi du candidat lui-même. Ce dernier est aussi le protagoniste d'un dessin de Pancho dans le Canard Enchaîné du 13/03 ; il essaye en vain d'intervenir dans un échange d'insultes entre Chirac et Jospin. qui
le marginalisent.

 

Dans Libération, enfin, Willem prend pour cible J.-M. Le Pen au bord de la noyade et réclamant tout de même des signatures de parrainage sur un ton menaçant. Il insiste ainsi sur le fait que ces signatures sont indispensables au candidat du Front National et que sans elles il ne peut rien faire.