reporter0.gif (3776 octets) Concours académique Semaine de la Presse 2002

Collèges : 1er prix

 

 

 

Une campagne présidentielle fatigante pour tout le monde

 

Les dessinateurs satiriques ont mis en images le combat des candidats à la conquête d'une place tant convoitée.

 

C'est une bataille qui oppose deux vétérans, l'un à l'Elysée, l'autre à Matignon.
Dans Le Monde du 12 mars, Sergueï résume la descente dans les sondages de Jacques Chirac par la caricature du président sortant, assis en haut des marches de l'Elysée, son costume déroulant un tapis rouge aux pieds de Lionel Jospin qui, lui, est prêt à entrer dans le domaine présidentiel.

 

L'idée d'éjection de l'Elysée est reprise dans Libération du même jour. Sous l’œil de Willem, Chirac, perdant, répond à un sondage aux côtés de sa femme désespérée. Il semble avoir perdu la tête et donne sa voix à Bayrou au deuxième tour.

 

Ses réactions s'expliquent par les déclarations du Premier Ministre à son retour de La Réunion qui font la Une du Monde du mardi, sous la plume de Plantu. Jospin habillé en pasteur, raye « par décence » l'adjectif « décati » de sa liste où figurent déjà « usé » et « vieux ».

 

Avec Willem, la riposte de Chirac est lancée en force à la Une de Libération : il étrangle Jospin habillé en voyou et lui crie : « Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? » Autre vision du thème de campagne : l'insécurité !

 

Chirac reprendrait donc le dessus, comme le montre Pétillon dans Le Canard Enchaîné. Il rayonne, son conseiller le louant de sa « pêche d'enfer » due à Jospin. Mais il encaisse un nouveau coup, quand son conseiller ajoute : « Alors qu'auparavant vous sembliez fatigué, vieilli, usé ». A ce jeu-là, qui aura le dernier mot ?

 

 

 

 

Candidats recherchent signatures

 

L’œil de Willem a vu, dans Libération du 11 mars, les deux favoris en prédateurs, tête contre tête, écrasant les autres candidats dévorés dans une bataille sans pitié. Dans ce quotidien le jour suivant, Luz voit son mardi mouvementé par la course aux signatures de candidats effrayants, armés de leur stylo, pourchassant un élu mort de peur. Dans ce sprint, Le Pen que l'on retrouve dans Libération du vendredi, se noyant dans l’encre noire de son stylo (et celui de Willem) que personne ne veut utiliser. Il menace et veut ses signatures, sinon : « Vous allez voir ce que vous allez voir ! ». Quelques pages plus loin, d'après Vuillemin, un candidat de «Chasse et pêche» vient chercher sa «dernière» signature auprès d'un maire à la tête de lapin qui recharge son stylo-fusil « waterman » !

 

 

 

 

Se battre ou débattre ?

 

La France est délaissée au profit de l’affrontement, pense Plantu. D'après trois de ses dessins, les problèmes des Français, les retraites par exemple, sont mis de côté Cette situation est ironisée par Ranson dans Le Parisien du 11 mars où Jospin s'occupe principalement de la retraite de Chirac.

 

Les candidats sont-il assez persuasifs pour aider le choix des électeurs ? Nicolas Vial, dans Le Monde, analyse une « majorité silencieuse ». Les électeurs restent cachés dans leur isoloir, à l’abri des regards indiscrets. Mais que voteront-ils vraiment le jour du scrutin ?