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8. Droit de la presse et éthique professionnelle des journalistes


 

 

 

242.        

----- : Le droit de la presse de l’an 2000 : actes du forum Légipresse du 30/09/99

Victoires, 2000, 180 pages

Une chambre unique de la presse est compétente, depuis le 1er octobre 1999, au TGI de Paris, pour juger de toutes les affaires de presse, au civil comme au pénal. Quelles sont les raisons qui ont permis d'aboutir à cette création et quelles en sont les conséquences pratiques pour les plaignants et leurs avocats ? La jurisprudence de la Cour de cassation a étendu l'application des dispositions de la loi de 1881 aux procès devant la juridiction civile. Ce texte, conçu pour la presse du 19ème siècle, peut-il être appliqué en l'état à l'information du 3ème millénaire ? Sous l'influence de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, le juge français applique l'article 10 de la convention qui tend à devenir la loi de fond en matière de liberté d'expression. Quelles peuvent être les conséquences de cette évolution sur le droit de la presse français ? Les dispositions du projet de loi réformant la présomption d'innocence assureront-elles aux personnes mises en examen une meilleure protection de leur réputation et de leur dignité ? Dans ces conditions, la presse pourra-t-elle correctement continuer à informer le public des procédures judiciaires en cours ? Toutes ces questions ont été traitées, dans le cadre du Forum Légipresse qui s'est tenu le 30 septembre 1999, à la maison du Barreau à Paris, par les personnalités les plus qualifiées, magistrats, avocats, responsables de presse, professeurs, et ont été largement enrichies par les débats qui ont suivi. Ces actes en sont la compilation fidèle. (Source Site Alapage)

 

 

 

243.        

AUBENAS (Florence), BENASAYAG (Miguel) : La fabrication de l'information,

La Découverte, 1999.

 

Florence Aubenas (grand reporter à Libération) et Miguel Benasayag (philosophe) cherchent à comprendre comment, à partir de l'événement, se fabrique l'information qu'on nous délivre ensuite dans les médias. Les grilles de lecture des journalistes sont-elles adéquates ? Le journaliste peut-il s'abstraire de l'événement dont il rend compte ? Ne finit-on pas par fabriquer l'événement ? Les auteurs dénoncent ici les facilités, les compromis, les raccourcis empruntés par certains dans la profession dans la présentation de l'information.

 

 

 

244.        

BERTRAND (Claude-Jean) : La déontologie des médias,

QSJ n°3255, PUF, 2e éd. Corrigée, 1999, 128 pages

 

 

 

245.        

BILGER (Philippe), PREVOST (Bernard) : Le droit de la presse,

QSJ, PUF, n° édition, 2000, 128 pages

 

 

 

246.        

CFPJ / ESJ : Les droits et les devoirs de journalistes, textes essentiels,

Les guides du CFPJ n°30, Editions du CFPJ, 1995.

 

 

 

247.        

CFPJ : Abrégé du droit de la presse,

Editions du CFPJ, 4ème édition mise à jour, 1994, 131 pages.

 

Après une trentaine de pages consacrées à l’histoire de la presse française, ce livre présente l’état du droit de la presse en France aujourd’hui. Destiné aux non-spécialistes, il traite la question de façon thématique : droit de réponse, diffamation, clause de conscience...

 

 

 

248.        

CHARON (Jean-Marie), FURET (Claude) : Un secret si bien violé. La loi, le juge et le journaliste.

L’épreuve des faits, Seuil, 2000, 246 pages.

« Le secret de l’instruction, pourtant inscrit dans la loi, est mort. (…) La justice travaille sous les feux de la rampe. Tout le monde déplore cette situation de non-droit, chacun y trouve son compte. (…) Entre la liberté d’informer et la liberté individuelle qui inclut la présomption d’innocence, on navigue à vue.

Les journalistes, en particulier, s’engouffrent dans la brèche. Accusés de connivence avec les élites, ils ont besoin de reconquérir leur légitimité.

(…) Les auteurs ont entrepris une longue enquête, interrogeant plus de cent personnes :policiers, avocats, journalistes, magistrats. Leur conclusion est brutale : tant que le courage manque aux politiques pour réformer la magistrature et la procédure pénale, chacun continue à recourir à une stratégie médiatique sauvage » (4ème de couverture). Ce livre effectue une analyse exhaustive de la question en présentant notamment la stratégie de communication de chacun des acteurs. Il montre qu’il est impossible de se satisfaire de la situation présente.

 

 

 

249.        

Coll.: Livre blanc de la déontologie des journalistes ou "de la pratique du métier au quotidien"

SNJ, 1993, 81 pages

 

 

 

250.        

Coll.: La presse en question

Le Monde Dossiers et Documents Littéraires, n°3, Mars 1994.

 

 

 

251.        

CORNU (Daniel): Ethique de l’information

QSJ n°3252, 1997, 128 pages.

 

 

 

252.        

FRIEDMAN (Michel) : Libertés et responsabilités des journalistes et des auteurs

Coll. Guides du CFPJ n°9, CFPJ, 1991, 77 pages.

 

 

 

253.        

HUET (Jérôme), MAISL (Herbert) : Code de la communication

Dalloz, 2001, 1507 pages.

 

 

 

254.        

LACOUR (Laurence): Le bûcher des innocents

Plon, 1993 (réédition en 1999)

 

Laurence Lacour, jeune journaliste, a été désignée par une radio périphérique pour suivre l’affaire Villemin. Rapidement écœurée par le rôle joué par la presse dans ce fait divers hors du commun, elle démissionne et décide de chercher à comprendre comment de tels dérapages ont été possibles. Son livre, passionné et passionnant de bout en bout, constitue une analyse « in vivo » des mœurs des médias dans la chasse au scoop et une réflexion intelligente sur l’éthique de la profession.

 

 

 

255.        

LEMIEUX (Cyril): Mauvaise presse : une sociologie compréhensive du travail journalistique et de ses critiques

Leçons de choses, Métailié, 2000, 456 pages.

 

Le point de départ de ce travail se trouve dans la question suivante : à quelle condition une critique est-elle en mesure d'entraîner un changement effectif des pratiques ? Nous sommes donc loin ici de la dénonciation pamphlétaire. Tenant compte de la pluralité des logiques en oeuvre dans l'exercice d'une profession, sans pourtant devenir relativiste, Cyril Lemieux se donne pour objectif une critique du travail journalistique moins caricaturale dans ses attendus et plus difficile à relativiser pour les intéressés, soit moins injuste envers les journalistes et plus facile à utiliser pour eux. L'approche compréhensive tend à explorer de "l'intérieur" les compétences à discriminer le juste et l'injuste que les professionnels mettent en oeuvre dans leur travail pour bâtir un modèle analytique permettant d'expliquer les comportements des journalistes et de leurs interlocuteurs, et de rendre prévisible la survenue de certaines actions pouvant leur valoir des reproches. L'enquête repose sur l'étude d'affaires et de polémiques, et sur l'ethnologie de trois entreprises de presse : Le Monde, Sud Ouest et France 2. (site Alapage)

le 15 mai 2000

LA DEDICACE DE L'AUTEUR : J'ai voulu comprendre pourquoi les journalistes d'aujourd'hui sont si critiqués et si critiquables. Pourquoi ils ont si mauvaise presse. C'est ainsi que, durant plusieurs mois, comme l'aurait fait un ethnologue enquêtant sur des tribus d'Amazonie, je me suis rendu dans des rédactions et j'ai observé les journalistes en train de travailler. La première tribu à laquelle j'ai rendu visite fut un quotidien régional : Sud-Ouest. La seconde, un journal du soir : Le Monde. La troisième une chaîne de service public : France 2. Pour compléter ces observations, j'ai réalisé plus de 120 entretiens un peu partout en France avec des journalistes appartenant à des clans différents : la télé, la radio, les news-magazines, la presse étrangère, les agences, la presse locale. Je les ai fait parler des problèmes de déontologie qu'il rencontraient. Ils en rencontraient tous. C'est le résultat de cette vaste enquête que présente ce livre. Je tente d'y mettre à jour les mécanismes sociaux qui conduisent les journalistes à faire des entorses à leur morale professionnelle et à céder ainsi, parfois, au copinage, à la partialité, au suivisme ou à la manipulation. Mon espoir, c'est qu'une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait aider à les juguler et par là-même, à améliorer les choses. (Cyril Lemieux)

le 14 avril 2000

Travail à la fois savant et vivant, "Mauvaise presse" est un livre important, dont les répercussions devraient se faire sentir dans les années qui viennent. Son originalité est de vouloir comprendre - sans complaisance, sans mépris - la complexité du travail effectif des journalistes d'aujourd'hui. Au lieu de s'en tenir aux imprécations devenues aussi habituelles que stériles, voilà un chercheur qui commence par regarder de près comment agissent ceux qui ont les mains dans le cambouis ... Mais il ne se contente pas pour autant de décrire des comportements. Son objectif est de mettre en oeuvre une critique constructive, qui pourrait conduire à des régulations nouvelles, mises en oeuvre par les professionnels eux-mêmes. Si les journalistes acceptaient par exemple de comprendre comment naît un article de complaisance ou pourquoi sont publiées des informations insuffisamment contrôlées, si la discussion avec le public pouvait prendre la forme d'un dialogue suivi, alors pourraient se mettre en place de nouvelles formes de régulation. L'idée forte de ce livre, dont les diverses enquêtes mériteraient évidemment une discussion détaillée, c'est finalement qu'on ne peut rien faire bouger dans les médias aujourd'hui si l'on en reste à ce mélange d'ignorance et de suffisance qui a fini par passer pour le dernier chic intellectuel. Réciproquement, les journalistes doivent cesser de se croire tout puissants, ou impuissants à changer quoi que ce soit à la situation ... Mais l'enquête débouche sur des propositions pratiques, comme l'instauration d'espaces de confrontation ou la mise en place de chartes de déontologie.

Le Monde Roger-Pol Droit

 

 

 

256.        

LIBOIS (Boris): Ethique de l'information. Essai sur la déontologie journalistique.

Editions de l'Université, Bruxelles, 138 pages.

 

 

 

 

 

Voir aussi :

- le livre de François Vey dans la partie Manuels.