Bibliographie - IntroductionOuvrages pédagogiquesCassettes vidéo     Témoignages et reportagesAutour de la presse scolaireHistoire de la pressePresse et littératureDroit de la presse et éthiqueAnalyse des images

3. Manuels


 

 

90.            

ALBERT (Pierre) : La Presse

QSJ n°414, 10° éd., PUF, 1994, 128 pages.

 

 

C

91.            

ALBERT (Pierre) : La Presse française

Les études, La Documentation Française, 1998, 192 pages.

 

Un livre très utile ! Il dresse un panorama complet et à jour (1998) de l’industrie française de la presse : les groupes de presse, le rôle de l’Etat, la place de la publicité, le marché de l’information…

 

 

 

92.            

ALMASY (Paul)... : Le photo-journalisme. Informer en écrivant des photos

CFPJ, Coll. Manuel, 2° éd., 255 pages.

 

Un gros ouvrage, destiné à tous les journalistes qui sont conduits à rapporter des images, sans être des photographes professionnels. Rédigé dans un langage clair, construit comme un manuel, ce livre permettra à l’enseignant d’aborder la photo de presse en comprenant mieux quels en sont les enjeux et les contraintes.

 

 

 

93.            

ANTOINE (F.), DUMONT (J.-F.)... : Ecrire au quotidien. Pratiques du journalisme.

EVO communication, Bruxelles, 1995, 143 pages.

 

 

C

94.            

ASLANGUL (Madeleine): Lexique des termes de presse

CFPJ, 1991, 141 pages.

 

Rien de plus qu'un lexique, mais complet et simple. Destiné à l'instituteur, ou au CDI des Collèges et Lycées.

 

 

 

95.            

BALLE (Francis) : Les médias

Domino n°207, Flammarion, 2000, 128 pages.

 

Francis Balle est professeur des universités, spécialiste des médias, et auteur de plusieurs manuels destinés aux étudiants.

 

 

 

96.            

BALLE (Francis) : Dictionnaire des médias

Larousse, 1998, 281 pages.

 

Un outil indispensable pour un CDI.

 

 

 

97.            

BARBIER (Frédéric), BERTHO LAVENIS (Catherine) : Histoire des médias :

de Diderot à Internet

U, Armand Colin, 1996, 352 pages.

 

 

 

98.            

BERTRAND (Claude-Jean) : La déontologie des médias

QSJ, 1997, 128 pages.

 

 

 

99.            

BONVOISIN (Samra-Martine), MAIGNIEN (Michèle) : La Presse féminine

QSJ n°2305, 2° éd. Mise à jour, 1996, 128 pages.

 

 

 

100.        

BROUCKER (José de) : Manuel pratique de l’information et de l’écriture journalistique

 

Manuels, CFPJ, 1995, 244 pages.

 

 

 

101.        

BURNIER (Michel-Antoine), RAMBAUD (Patrick) : Le journalisme sans peine

Plon, 1997, 176 pages.

 

Un petit clin d’œil ! Ce livre d’humour montre comment s’est développé un véritable « langage médiatique » dont la fonction semble consister essentiellement à dissimuler l’information ! Il démonte sous la forme de leçons et d’exercices tous les tics de langage, toutes les métaphores et périphrases employés dans la presse. En fin d’ouvrage, un petit lexique français-médiatique recense 1249 clichés usuels.

 

 

 

102.        

CAPPELLE (Marc) : Le guide de l’usage des médias

Les Cahiers de l’ESJ n°5 / ARPEJ, Ecole Sup. de Journalisme de Lille, 1994, 136 pages

 

Comme son nom l’indique, ce petit livre se veut d’abord pratique : il fournit une information précise mais resserrée sur les médias. Ce n’est pas un ouvrage pédagogique, mais l’enseignant y trouvera regroupé tout le nécessaire pour aborder lui-même le monde de la presse écrite et audiovisuelle.

 

 

 

103.        

CFPJ : Abrégé du droit de la presse

Coll. Guides du CFPJ n°7, 4 éd.  Revue et complétée, 1994, 131 pages.

 

Après une trentaine de pages consacrées à l’histoire de la presse française, ce livre présente l’état du droit de la presse en France aujourd’hui. Destiné aux non-spécialistes, il traite la question de façon thématique : droit de réponse, diffamation, clause de conscience...

 

 

 

104.        

CHARON (Jean-Marie) : L’état des médias

Coll. L’état du monde, La Découverte / MédiasPouvoirs / CFPJ, 1991.

 

 

 

105.        

CHARON (Jean-Marie) : La presse quotidienne

Coll. Repères, La Découverte, 1996, 128 pages.

 

 

 

106.        

CHARON (Jean-Marie) : La presse magazine

Coll. Repères, La Découverte, 1999, 128 pages.

La presse magazine représente près de la moitié du chiffre d'affaires de la presse française. Un journaliste sur trois travaille pour elle. Elle est lue en France plus que partout en Europe et crée des dizaines de titres nouveaux chaque année. Dans ce livre clair et remarquablement documenté, Jean-Marie Charon montre que les magazines sont un média jeune dont l'économie, les structures et la rentabilité n'ont que peu de parenté avec l'entreprise de presse traditionnelle. Ils occupent une place de choix dans l'activité des leaders mondiaux et européens de la communication. Déconnectés du flux de l'actualité, les magazines entretiennent une relation plus intime avec leurs lecteurs. Leur mise en scène de l'information en fait un média tout autant de l'écrit que de l'image. Leur segmentation du public leur confère une place incontournable parmi les supports publicitaires. Les concepts et les titres sont largement internationalisés, même s'ils doivent être déclinés dans chaque pays. (Source site Alapage)

 

 

 

107.        

CAYROL (Roland) : Les Médias : presse écrite, radio, télévision.

Thémis, Puf, n° édition, 2000, 480 pages.

 

 

 

108.        

COLLECTIF : La construction de l’information télévisée.

Dossiers de l’Audiovisuel n°76, Nov. Déc. 1997, INA / La Documentation Française.

 

 

 

109.        

COULOMB-GULLY (Marlène) : Journalisme

QSJ n°2922, PUF, 1995, 128 pages.

 

 

 

 

110.        

CONSO (Catherine), MATHIEN (Michel) : les agences de presse internationales

QSJ, PUF, 2000, 128 pages.

 

Ces grandes agences, héritières des agences du siècle passé, sont confrontées d'une part aux agences nationales et d'autre part aux producteurs d'informations spécialisées disponibles sur Internet. Elles restent encore des acteurs du marché mondial de l'information. (source site Alapage)

 

 

C

111.        

FURET (Claude) : Le titre. Pour donner envie de lire

Guides du CFPJ n°49, CFPJ, 1995, 118 pages.

 

Le titre accroche (ou non !) le lecteur, l’incite à poursuivre, à entrer dans le cœur de l’article. Ce livre dévoile toutes les ficelles qui permettent de créer des titres qui suscitent l’intérêt, facilitant l’accès à l’information, aident le lecteur à choisir son actualité...

Avec des élèves, le travail sur le titre, parce qu’il fait appel autant à la rigueur qu’à l’imagination, est souvent une façon astucieuse de découvrir les grands principes de l’écriture de presse. Et comme ce livre propose de nombreux exemples, il sera facile à chacun de créer des exercices pertinents !

 

 

 

112.        

GAILLARD (Philippe) : Technique du journalisme

QSJ n°1429, 7° éd., PUF, 1996, 128 pages.

 

 

 

113.        

GIRARD (Isabelle), ROY (Frédéric) : Lire la presse

Le Forum, Gallimard Education, 2000, 150 pages.

 

La collection Le Forum se veut le « vade-mecum » du citoyen vigilant. Les ouvrages comportent deux parties : un essai et une anthologie de textes. Ce sont des ouvrages bien adaptés pour l’ECJS. Lire la presse s’intéresse tout spécialement à la place de la presse dans la société démocratique. Mais le livre apporte également des précisions sur les métiers de la presse, le financement des journaux…

 

 

 

114.        

GUERY (Louis): Précis de mise en page

Guides du CFPJ n°10, CFPJ, 1990, 128 pages.

 

Louis Guéry est l’auteur d’un monumental Manuel du secrétariat de rédaction qui est devenu un ouvrage de référence. Le présent titre en constitue en quelque sorte un résumé et offre « l’essentiel de ce que l’on doit savoir pour passer d’un texte brut à une maquette : relecture de la copie, cotation, calibrage des textes et des titres, préparation des illustrations, utilisation de la couleur, réalisation de la maquette... ».

 

 

 

115.        

GUILLAUMA (Yves): La presse en France

Repères, La Découverte, 1998, 128 pages.

 

 

 

116.        

HENNO (Jacques) : La presse économique et financière

QSJ, 2000, 128 pages.

 

 

 

117.        

HUNTER (Mark) : Le journalisme d’investigation aux Etats-Unis et en France

QSJ n°3239, 1997, 128 pages.

 

 

 

118.        

HUSSON (Didier), ROBERT (Olivier) : Profession journaliste. Sources d’information, types d’outils, styles d’écriture, éthique.

100 conseils pratiques.

 

Coll. Communication, Eyrolles, 1991, 168 pages.

 

 

 

119.        

KAPFERER (Jean-Noël) : Rumeurs. Le plus vieux média du monde.

 

Points Actuel n°A92, Seuil, 1987, 342 pages.

 

Ce livre, célèbre, permet de comprendre comment les rumeurs prennent corps. A la date de sa publication, l’opinion publique n’avait pas encore été confrontée à Timisoara, à la guerre du Golfe, ni au Kosovo… Il nous sera utile pour approfondir la réflexion sur ce qu’est l’information, et sur la part de « préjugé » que même l’information la plus factuelle peut véhiculer. La rumeur est parfois l’auxiliaire de la désinformation…

 

 

 

120.        

Kermoal (François) : Mieux connaître ses lecteurs :

 les méthodes d’analyse du lectorat et des supports

 

CFPJ n°40, 1994, 111 pages.

 

Le journaliste écrit pour son lecteur. La connaissance qu’il a de celui-ci ne doit rien au hasard. Des études rigoureuses sont menées par les titres de presse pour cerner leur lectorat, essentiellement aux fins de la publicité. Mais ces recherches permettent aussi de mieux adapter le contenu rédactionnel aux attentes des lecteurs.

 

 

 

121.        

LACAN (Jean-François), PALMER (Michael), RUELLAN (Denis) :

Les journalistes. Stars, scribes et scribouillards

Syros, 277 pages.

 

C’est en fait un livre à trois voix. Chacun des auteurs propose une « vision » du métier :

- Journal d’un chien

- Héritiers de Théophraste

- Les frontières d’une vocation.|/spaN><.p>

 

 

 

122.        

LAMBERT (Jacques) : Le journal d’entreprise

CFPJ n°23, 2° éd., 1995, 126 pages.

 

Ce manuel a tout à fait sa place dans cette bibliographie. En effet, il sera très utile à tous ceux qui souhaitent réaliser ou faire réaliser le journal « du collège » ou « du lycée ». Il est parfois utile que la communauté scolaire dispose d’un outil de communication. Différent, évidemment, du journal d’« expression », le journal d’entreprise rend nécessaire un certain nombre de précautions et une méthode particulière pour lui conserver une crédibilité et lui permettre ainsi de remplir sa fonction : créer ou renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise, à l’établissement. En dehors de cela, dans la mesure où toutes les étapes de la réalisation du journal sont détaillées ici, tout enseignant y trouvera de quoi structurer un projet de journal efficace.

 

 

 

123.        

LAUBIER (Charles) : La presse sur internet

QSJ n°3582, 2000, 128 pages.

 

 

 

124.        

LEFLOCH (Patrick), SONNAC (Nathalie) : Economie de la presse

Coll. Repères, La Découverte, 2000, 128 pages.

Lorsqu'il est question d'économie de la presse dans un ouvrage, le lecteur est souvent confronté à une approche seulement descriptive et à une accumulation de statistiques plus ou moins cohérentes. Ce livre rompt avec cette avec cette approche. Deux économistes qui ont à leur actif des travaux scientifiques remarqués sur ce sujet y montrent comment il est possible d'utiliser des outils simples de l'analyse économique pour formuler et mieux comprendre les problèmes économiques de la presse et les solutions qu'essaient d'y apporter les entreprises de presse et les pouvoirs publics. Ce livre accessible n'exige pas du lecteur de connaissances économiques préalables. Il sera utile notamment aux étudiants qui suivent des cursus de journalisme ou de communication.  (source site Alapage)

 

 

 

125.        

LITS (Marc), DUBIED (Annick) : Le fait divers

QSJ n°3479, 1999, 128 pages.

 

Comme tous les titres de la collection, c’est un ouvrage un peu austère. Mais il a l’extrême mérité de proposer un tour d’horizon sur le sujet particulièrement clair et utile. L’origine du fait divers, son traitement par les journalistes, son rôle social, ses liens avec la fiction littéraire… Autant de questions traitées sans jargon mais avec des exemples. Les auteurs travaillent à l’Université catholique de Louvain.

 

 

 

126.        

LOCHARD (Guy), BOYER (Henri) : La communication médiatique

Mémo, Seuil, 1998, 96 pages

 

Un ouvrage utile car il propose de façon très synthétique de replacer les médias dans le cadre des théories de la communication. Une occasion de prendre un peu de recul, surtout si on ne dispose pas au préalable du lourd bagage théorique que suppose la maîtrise du champ de la communication... !

 

 

 

127.        

LOCHARD (Guy), BOYER (Henri) : Scènes de télévision en banlieues (1954-1994)

L’Harmattan/INA, 1999, 201 pages

 

Ce livre sort un peu du cadre de cette bibliographie car il s’agit d’un ouvrage un peu spécialisé. Toutefois, le sujet qu’il aborde concerne beaucoup de collègues qui enseignent dans ces « banlieues » et qui trouveront de l’intérêt à cette analyse des représentations de la banlieue à la télévision et leur évolution au cours des quarante dernières années. Le Monde de l’Éducation écrivait en mars 1999 : « De "Cinq colonnes à la une" à "Français si vous parliez" ou à "La marche du siècle", en passant par "Aujourd’hui madame", comment la télévision traite-t-elle de la banlieue et de ce qui lui est spontanément associé aujourd’hui, à savoir la violence et la délinquance ? Deux universitaires et un écrivain-journaliste scrutent l’imaginaire qui entoure la banlieue, « auberge espagnole du fantasme », et passent en revue la manière télévisuelle de traiter l’actualité de la violence, qui oscille entre dramatisation, diabolisation, rachat et expiation. »

Depuis le début des années quatre-vingt, la banlieue s'est imposée comme une thématique à part entière dans les sommaires des journaux télévisés. Elle est aussi l'objet de multiples émissions de débats ou de reportages qui se proposent d'aider le téléspectateur à comprendre cet univers urbain et les phénomènes dont il est le cadre. C'est à l'examen de ces programmes qu'est principalement consacré cet ouvrage. Il analyse les figures stéréotypiques qu'ils mettent sans cesse en scènes en rattachant celles-ci à un imaginaire de la ville caractéristique de notre contexte socioculturel. Adoptant une perspective historique, il met aussi en évidence les contradictions permanentes qui animent les dispositifs de ces magazines en proie aux exigences contradictoires du discours informatif.  (Alapage)

 

 

 

128.        

MARTIN (Gérard) :L’Imprimerie

QSJ n°1067, 8° éd., 1993, 128 pages.

 

 

 

129.        

MARTIN-LAGARDETTE (Jean-Luc) : Les secrets de l'écriture journalistique. Informer, convaincre,

Syros Alternatives, 2e édition, 1989, 192 pages

 

Ce livre aborde tous les genres de la presse écrite, mais aussi la mise en page. Les explications, sont illustrées de nombreux exemples tirés d'articles dont l'auteur fourni les fac-simile.

 

 

 

130.        

MATHE (Michel) : La Radio

Les Essentiels, Milan, 1995, 64 pages.

 

 

 

131.        

MATHIEN (Michel) : La Presse Quotidienne Régionale

QSJ n°2074, 3° éd. refondue, PUF, 1993, 128 pages.

 

 

 

132.        

MATHIEN (Michel) : : Les Journalistes

QSJ n°2976, PUF, 1995, 128 pages.

 

 

C

133.        

 MEUROT (Didier) : Ecrits, images et pages. Concevoir et réaliser une publication

CRDP de Lille, Réseau Nord Diffusion, 1991, 139 pages.

 

Un remarquable ouvrage! Dans une composition aérée, fluide..., il traite de la façon la plus claire (une page = un thème) et la plus simple tous les aspects d'une publication, sans se restreindre au seul journal. Sont ainsi abordés la typographie, la lecture de l'image, la notion de lisibilité, les rapports texte-image, la bande dessinée, la chaîne graphique... Chacun trouvera dans ce livre qui se veut résolument pratique matière à progresser! Pratiquement chaque page est illustrée par une photo, un schéma, un dessin qui permet de s'approprier aussitôt la notion présentée... A consulter absolument!

 

 

 

134.        

MONTANT (Henri) : L’interview écrite et le portrait

Coll. Guides du CFPJ n°47, 1995, 86 pages.

 

Dans la série des guides du CFPJ, un groupe d’ouvrages est consacré aux différents genres journalistiques et à leurs styles d’écriture. Du même auteur : Commentaires et humeurs Coll. Guides du CFPJ n°39, 1995, 85 pages.

 

Voir aussi :

- BORCHER : Le reportage écrit, Coll. Guides du CFPJ n°34, CFPJ, 1995, 127 pages.

- CHARON (Yvan) : L’interview à la télé, Guides du CFPJ n°12, CFPJ, 1991, 94 pages.

- GANZ (Pierre) : Le reportage radio et télé, Guides du CFPJ n°11, CFPJ, 1990, 94 pages.

 

 

 

135.        

MOURIQUAND (Jacques) : L’écriture journalistique.

QSJ n°3223, PUF, 1997, 128 pages.

 

Pratique !

 

 

 

136.        

OLIVESI (Stéphane) : Histoire politique de la télévision

L'Harmattan, 1998, 322 pages.

 

 

 

137.        

RICHAUDEAU (François) : Manuel de typographie et de mise en page

Retz, 1989, 175 pages

 

Un ouvrage qui explique de façon claire, mais néanmoins technique et complète, les principes de la typographie en s’appuyant sur les progrès récents des connaissances des stratégies de lecture. Son objectif : comment combiner la beauté de la page et la lisibilité ? Son auteur est reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de la question.

 

 

 

138.        

ROBINET (Philippe), GUÉRIN (Serge) La presse quotidienne

Dominos n°180, Flammarion, 1999, 127 pages.

 

Une approche en deux parties, commune à cette collection : un exposé général sur la presse quotidienne (Le lecteur, le journaliste, le journal), puis un essai sur le déclin de la presse quotidienne (Pour en finir avec la mort annoncée de la presse).

 

 

 

139.        

ROSS (Line) L’écriture de presse : l’art d’informer

Gaëtan Morin, 2000.

 

Line Ross est professeur au département d’information et de communication de l’Université Laval (Québec)

 

 

 

140.        

SAUVAGE (Christian) : Journaliste, une passion, des métiers

Coll. Connaissance des médias, CFPJ, 1988, 138 pages.

 

Bien qu’un peu ancien, ce livre veut montrer que les journalistes exercent en fait des métiers très variés. On découvre ainsi, grâce à de nombreux témoignages, le reporter, l’éditorialiste, l’agencier, le localier...

 

 

 

141.        

TERROU (Fernand) : L’information

QSJ n°1000, 8°éd., 1995, 128 pages.

 

 

 

142.        

THERIEN (Parker): Mise en page et conception graphique

Sybex, 1991, 300 pages.

 

Ce livre épais disponible chez un éditeur spécialisé dans les ouvrages d'informatique est surtout une présentation des principes de la mise en page. Ces principes sont aussi bien utilisables pour la réalisation d'un journal avec un logiciel de PAO qu'avec des ciseaux et de la colle. A retrouver chez un soldeur...

 

 

 

143.        

THOVERON (Gabriel) : Histoire des médias

Mémo Histoire n°66, Seuil, 1997, 96 pages.

 

Certes les informations sont très « condensées » sur un sujet aussi vaste. Mais pour se faire une idée claire, précise et rapide de l’évolution des médias du XVIIe siècle à nos jours, c’est un format idéal.

 

 

 

144.        

TOUSSAINT DESMOULINS (Nadine) : L’économie des médias

QSJ, 2000, 128 pages.

 

 

 

145.        

VERGEZ (Michel) : Faits divers : un étonnant portrait du monde.

AFP- Lieu commun, 1990.

 

Ce livre est un recueil de dépêches du monde entier, sur tous les tons, de l’absurde au drame. Il constitue une mine pour les enseignants qui recherchent des documents de travail.

 

 

 

146.        

VEY (François) : Les métiers du journalisme.

Dominos n°208, Flammarion, 2000, 127 pages.

 

Ce livre propose d’abord un exposé général sur la fabrication de l’information puis une réflexion sur l’éthique de la presse.

 

 

 

147.        

VOIROL (Michel) : Barbarismes et compagnie

Coll. En français dans le texte n°1, CFPJ, 1988, 86 pages.

 

Le CFPJ propose ainsi plusieurs ouvrages destinés aux journalistes et consacrés à la langue française (on en trouvera sur la ponctuation, les accords, les anglicismes...). Celui-ci, sous forme de lexique fournit l’occasion de revenir, avec les élèves, et grâce à l’étude ou à la production de presse, sur quelques principes de grammaire, sans que cela ne paraisse pesant.

 

Dans la même série :

- KADDOUR (Hédi) : Pour les adjectifs vous viendrez me voir..., Coll. En français dans le texte n°6, Guides du CFPJ n°48, CFPJ, 1995 103 pages.

- COLIGNON (Jean-Pierre) : Un point c’est tout ! La ponctuation efficace Guides du CFPJ n°31, Coll. En français dans le texte n° 3, CFPJ, 1993, 120 pages.

- ESPOSITO (Florence) : Les liaisons dangereuses, Coll. En français dans le texte n°5, Guides du CFPJ n°45, 1994, 93 pages.

 

 

C

148.        

VOIROL (Michel) : Guide de la rédaction

Coll. Guide du CFPJ n°3, CFPJ, 1995, 109 pages.

 

Un ouvrage indispensable si on veut disposer d’une synthèse complète et rapide sur la façon d’écrire des articles de presse : ponctuation, lois de proximité, titres, genres journalistiques, code typographique...

 

 

 

 

 

 

 

 

* Débats

Quelques ouvrages essentiels pour la compréhension du monde « médiatique » d’aujourd’hui !

 

C

149.        

BALLE (Francis) : Le mandarin et le marchand. Le juste pouvoir des médias

Flammarion, 2000, 120 pages.

 

"A la faveur de l'extraordinaire développement des médias, la démocratie s'épanouit à l'intérieur du triangle magique décrit par les relations d'alliance et de rivalité qui se nouent entre les mandarins, les marchands et les médiateurs. Elle repose sur l'équilibre immanquablement précaire auquel ils parviennent, chacun trouvant auprès des deux autres une limite à sa propre puissance, mais surtout le moyen de mieux répondre à sa vocation, de mieux faire ce qu'il sait faire de mieux. Ce que figurent ces relations triangulaires, ce sont les régulations de la vie politique et intellectuelle d'une société qui, riche de médias variés, a fait le pari de la libre expression des pensées, qui a pris le beau risque de convoquer toutes ses oeuvres devant le tribunal de l'opinion, de les soumettre au jugement du grand public. Que tous les médiateurs opèrent non pas en favorisant la synthèse entre marchands et mandarins mais en maintenant une tension, en empêchant les uns et les autres d'exercer un magistère absolu. Qu'ils les séparent en les incitant à une collaboration permanente. Qu'ils permettent surtout à chacun d'exercer un juste pouvoir : un pouvoir limité à son métier propre, le commerce pour les uns, la défense de leurs valeurs pour les autres. Ce double refus de la démagogie et du mandarinat, c'est aujourd'hui le pari démocratique."  (source : site Alapage)

 

 

 

150.        

BERTOLUS (Jean-Jérôme) : Les média-maîtres. Qui contrôle l’information ?

L’épreuve des faits, Seuil, 2000, 173 pages

 

Il y a longtemps que la presse n’est plus du domaine de l’artisanat. Mais on voir bien aujourd’hui que la presse n’est qu’un (petit) élément, dans les stratégies multimédia des géants industriels qui en progressivement pris le contrôle dans les quinze dernières années. C’est l’objet de ce livre, de nous raconter (ce n’est pas un ouvrage théorique) où se situe désormais le pouvoir et donc le contrôle, dans nos médias.

 

 

 

151.        

BILGER (Philippe) : Plaidoyer pour une presse décriée

Filipacchi, 2001

 

Avocat général près de la Cour d’Appel de Paris, Philippe Bilger n’est pas précisément la personne que l’on se serait attendu à voir prendre le parti de la presse people. Mais c’est au nom de la justice que l’auteur prend la plume, s’insurgeant contre les dérives judiciaires de ce qu’il appelle « l’industrie de l’intimité ». Sans en nier les excès, Philippe Bilger regrette que le débat sur la presse people soit toujours clos avant même de commencer, en englobant dans le même mépris ceux qui la font et ceux qui la lisent...

 

 

 

152.        

BOURDIEU (Pierre) : Sur la télévision. Suivi de L’emprise du journalisme.

Raisons d’agir, Liber éditions, 1996, 95 pages.

 

La télévision et ses méthodes dérangent Pierre Bourdieu. Moyennant quoi le sociologue tout terrain refabrique le monde audiovisuel à son image… Il s’agit ici de la transcription de deux leçons aux collège de France, qu’il convient d’avoir lues.

 

 

 

153.        

CAYROL (Roland) : Médias et démocratie. La dérive.

La bibliothèque du citoyen, Presses de Sciences Po, .1997, 117 pages.

 

Ce livre de réflexion s’intéresse au manque de crédibilité des médias dans une société où il exercent pourtant une responsabilité toujours accrue. La dérive vers l’information spectacle, dont la responsabilité n’appartient pas toujours aux seuls journalistes, menace le système politique et social. Ce livre nous éclaire utilement sur le rôle des médias dans la société démocratique. Roland Cayrol est directeur de recherches au Centre d’Etude de la VIe POlitique Française (CEVIPOF) et directeur associé de l’Institut de sondage CSA.

 

 

 

154.        

DEBRAY (Régis) : L'emprise.

Gallimard, 2000,  117 pages.

 

Après un passage en Serbie au moment de la guerre du Kosovo, Régis Debray publie un article qui s'interroge sur l'opportunité de l'intervention de l'OTAN. Il est alors l'objet d'un hallali médiatique. Ce livre revient sur cet épisode qui prend un sens nouveau au vu des informations dont nous disposons à présent sur cette intervention du Kosovo.

 

On peut lire L'Emprise de deux manières : comme un texte de rupture ou bien de continuité. Dans le premier cas, assez subalterne, on y verra le "persiste et signe" de l'hérétique après les foudres qui l'ont frappé lors de la guerre du Kosovo. Dans le second, plus intéressant, une mise à jour du Pouvoir intellectuel (1979), pour décrire comment l'ordre moral est aujourd'hui passé aux mains d'un nouveau magistère, la presse. Assumant avec les moyens du bord la fonction immémoriale de pouvoir spirituel, le journalisme serait alors la figure moderne du cléricalisme. Dans cette situation, il n'est pas inutile de rappeler que le règne du clergé n'est pas celui du bon Dieu. 

 

 

 

155.        

HALIMI (Serge) : Les nouveaux chiens de garde.

Raisons d’agir, Liber éditions, 1998, 111 pages.

 

Serge Halimi a voulu dénoncer de façon assez brutale le journalisme de révérence, qui impose d’après lui sa loi dans le monde très étroit de l’information et dont les tenants, à force de services réciproques, de connivences, d’informations oubliées, « sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique ». Ce livre a donné lieu à une importante polémique dont la presse s’est largement fait l’écho ! Serge Halimi écrit dans Le Monde Diplomatique.<-o*p>

 

 

 

156.        

HALIMI (Serge), VIDAL (Dominique) : L’opinion, ça se travaille !

Les médias, l’Otan et la guerre au Kosovo.

Agone, 2000, 96 pages.

 

Ce petit livre bourré de fac-simile analyse la façon dont les médias ont rendu compte de la guerre au Kosovo. Les auteurs veulent mettre en lumière l'opération de propagande menée selon eux par l'OTAN en direction de l'opinion publique et s'interrogent sur les raisons qui peuvent expliquer l'aveuglement des médias.

Dans la nuit du 23 au 24 mars 1999, l'OTAN a déclenché contre la Yougoslavie une offensive aérienne qui allait durer 78 jours. A cette occasion, une nouvelle forme de propagande fut expérimentée par des professionnels de la communication. Beaucoup plus efficace que la vieille censure militaire, elle permit d'occulter les principales questions gênantes sur les motifs réels de l'opération militaire et sur ses "bavures". Simultanément, on abreuva les écrans d'images de réfugiés fuyant un "génocide" et de récits invérifiés de "charniers". La plupart des grands médias accompagnèrent ainsi, librement, l'entreprise de conditionnement de l'opinion engagée par les gouvernements occidentaux. Journalistes au Monde diplomatique, Serge Halimi et Dominique Vidal décryptent dans ce livre la réalité de la guerre et le traitement médiatique auquel elle donna lieu. En France, les grands journaux jugèrent leur information "exemplaire". Seule l'amnésie permettrait aujourd'hui de prétendre qu'une telle autosatisfaction fut justifiée.  (site alapage janvier 2002)

 

 

 

 

157.        

JUNQUA (Daniel) : La presse, le citoyen et l’argent.

Folio Actuel, Gallimard, 1999, 352 pages.

 

 

 

158.        

MORROT (Bernard) : France, ta presse fout le camp. Grandeur et décadence des quotidiens

Editions de l’Archipel, 2000, 165 pages.

 

« Ce livre, c’est un peu la version populaire et vaguement « démago » du livre de Halimi. Bernard Morrot n’analyse pas vraiment la situation de la presse quotidienne aujourd’hui. Il raconte. Il se raconte surtout. L’ancien directeur de la rédaction de France Soir, vieux compagnon de route de la presse quotidienne, a beaucoup à dire sur ce monde qu’il connaît par cœur. Son récit présente le mérite de mettre de la chair, du « vécu » là où les disciples bourdieusiens nous proposent des théories un peu raides et glacées. Si vous aimez le Jean Yanne de Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, il faut lire ce livre. Vous y trouverez le même regard ironique, désabusé, parfois vachard avec une écriture qui ne fait pas trop dans la nuance. C’est parfois salutaire ! »

 

 

 

159.        

POIVRE D’ARVOR (Patrick), ZEMMOUR (Eric) : Les rats de garde

Stock, 2000, 143 pages. (existe en Livre de Poche n°14916)

 

Le journaliste de TF1 s’insurge contre ceux qui veulent une société transparente, dans laquelle les hommes publics n’auraient plus droit à une vie privée. Si cette question mérite toute notre attention, elle perd sa crédibilité lorsqu’elle est exposée par l’un des journalistes français qui s’est le plus répandu dans les médias et a montré plus d’une fois son manque de rigueur professionnelle !

 

Le thème de la compromission morale des élites passionne les français. Le récent succès de "l'Omerta" paru aux Editions Albin Michel et en tête des listes des best-sellers le montre bien. L'exception française qui consiste entre autres à protéger la vie privée de nos hommes politiques, est ces temps derniers, mise à mal, notamment par les journalistes. La vie privée s'affiche, aujourd'hui en France comme hier à l'étranger. Patrick Poivre d'Arvor et Eric Zemmour, veulent dénoncer cette dérive qui nous menace tous, nous-mêmes, comme les hommes politiques, qui jusqu'alors étaient plutôt régis par ce que certains n'hésitent pas à appeler l'"Omerta". 

 

LES DÉDICACES DE FRANCE INTER

le 04 fevrier 2000

 

En réponse aux auteurs de "L'Omerta française", Sophie Coignard et Alexandre Wickham, qui, au nom de la "transparence", dénonçaient comme "archaïque" la coupure entre vie privée et vie publique, deux journalistes, Patrick Poivre d'Arvor (TF 1) et Eric Zemmour (Le Figaro), font part de leur inquiétude face à la perspective d' "une société sans -ystèRe,!sans secret, sans part d'ombre". Ils imaginent une fable dans laquelle des journalistes, "chiens de garde" de la pensée unique devenus "rats de garde" des moeurs de la classe politique, se donnent pour mission de "tout révéler des frasques sentimentales et sexuelles de nos hommes politiques". A en croire Patrick Poivre d'Arvor et Eric Zemmour, ce mauvais rêve ne serait que la préfiguration d'un avenir proche. On ne peut qu'approuver la volonté affichée par les deux auteurs de maintenir aussi étanche que possible la frontière entre vie privée et vie publique - même si rien, dans leur exposé, n'indique que la presse française, à de rares exceptions près, serait prête à la transgresser. En revanche, on peut s'étonner qu'après avoir identifié la vie privée aux "frasques sentimentales et sexuelles", ils en donnent une définition plus extensive qui, du coup, imposerait aux journalistes des restrictions plus sévères.

 

Le Monde

Thomas Ferenczi

Longtemps on s'est borné à divertir le public avec les histoires d'amours de "stars" en général consentantes. Puis on s'est passé de leur consentement. Puis la curiosité s'est tournée vers les hommes politiques. Des questions légitimes, liées à la conduite de l'Etat ou aux scandales financiers, on est passé à d'autres : quels amis ont-ils ? quelles maîtresses ou quels amants ? quelles préférences sexuelles ? Après quoi on a mis en cause les journalistes, soupçonnés de s'entendre avec les puissants sur ce qu'ils diront, ou tairont... Dans ce livre bref et cinglant, conçu comme un récit de politique-fiction, deux journalistes réagissent à une dérive qui, avec les meilleures intentions du monde (pas toujours), nous mène insensiblement vers une société terrifiante où chacun sera étiqueté, catalogué, repéré. Oui au droit de savoir, disent-ils, dès lors qu'il s'agit des affaires publiques. Mais une démocratie qui ne connaîtrait plus le droit au secret s'acheminerait vers un totalitarisme d'un nouveau genre.  (4e de couverture de l’éd de Poche)

 

 

 

160.        

SCHNEIDERMANN (Daniel) : Du journalisme après Bourdieu

Fayard, 1999, 143 pages.

 

Engagé dans une polémique avec Pierre Bourdieu depuis une émission d’ « Arrêt sur Image » où le sociologue s’était estimé maltraité et s’était répandu dans les colonnes du Monde, Daniel Schneidermann propose une réponse qui fait pendant (toutes choses égales bien sûr) au Sur la télévision de Bourdieu. Daniel Schneidermann est journaliste au journal Le Monde.

 

 

 

161.        

WOUTS (Bernard) : La presse entre les lignes

Flammarion, 1990, 264 pages.

 

Le 23 Juin 1990

Bibliographie Danseuse de papier

   LA presse écrite a de beaux jours devant elle. Tous les Cassandres à courte vue qui annonçaient sa mort prochaine peuvent rengainer les notices nécrologiques et ravaler leurs larmes de crocodile. Comme le roseau pascalien, le " support " papier plie mais ne rompt point devant les assauts des nouveaux médias. L'avion n'a pas tué le train, la télévision n'a pas tué le journal, la télématique ne remplace pas la carte postale. Donc, nous vivrons des lendemains. A condition de surmonter les mille et un blocages, les corporatismes divers, les conservatismes et les frilosités.
    Tel est le message que Bernard Wouts exprime dans son livre intitulé la Presse entre les lignes. L'ancien administrateur général du Monde, devenu PDG du Point, est un homme de presse mais n'est pas journaliste. Il n'est pas illégitime que les hommes qui tiennent les comptes dans la presse prennent parfois la plume pour dire leur fait à ceux qui la tiennent dans les journaux. C'est ce que fait l'auteur, sans s'embarrasser de nuances, avec une vivacité de ton qui n'est pas le résultat d'un travail mais bien l'expression d'une nature passionnée, directe.
    Les journalistes, sujet tabou
    Dans ce qu'il présente comme " un plaidoyer pour la presse écrite ", Bernard Wouts procède à un inventaire des différentes fonctions des entreprises de presse, des multiples formes de presse, le tout étayé par des rappels historiques, des statistiques, des arguments de type industriel, des réflexions juridiques (" La structure juridique d'un journal l'apparente sans ambiguïté à une entreprise comme les autres. Les spécificités sont mineures... "), des notations de lecteur sourcilleux et ironique, le tout agrémenté de formules provocatrices à l'emporte-pièce. On sent bien que ces dernières sont tout autant destinées à stimuler la réflexion du lecteur profane qu'à agacer la corporation de ces " bêtes de plume " dont il évoque brièvement les qualités et détaille les défauts, l'impotence face à la modernité.
    Ce livre contient deux livres. Un exposé alerte, précis, utile, sur l'état de la presse écrite en France : législation, distribution, marketing, publicité, rentabilité et coûts, impression, rapports sociaux, état de la modernisation, enjeux culturel et politique. Un véritable manuel d'actualisation des connaissances pour tous ceux, et on veut croire qu'ils sont nombreux, pour qui la chose écrite, demain comme hier, doit être protégée comme une fleur rare et fragile. Au total, une drôle d'activité fondée sur " une équation à trois facteurs : création, industrie, gaspillage " et aboutissant trop souvent, selon l'auteur, à " une économie de danseuse ".
    Mais notre homme est aussi marin et aime à se colleter avec les périls océaniques. C'est un fonceur. Son livre est donc aussi _ il comprendra qu'on l'attendait là-dessus avec un regard plus acéré... _ une adresse vacharde aux journalistes. Sujet " tabou ", dit-il, et ce n'est pas faux, dans lequel il va guerroyer avec un plaisir fort visible.
    Nous sommes soignés : mépris aristocratique des réalités de l'économie des entreprises de presse, " insuffisances professionnelles ", notamment dans le traitement de l'économie, prétention à occuper le haut du panier et à s'abriter derrière la sacro-sainte spécificité du métier pour refuser d'anticiper les évolutions nécessaires ou pour s'y soumettre quand elles s'imposent, hypocrisies et bonne conscience, isolationnisme par rapport aux autres catégories de personnel. Les journalistes, que Bernard Wouts a côtoyés dans les journaux où il a travaillé, l'ont beaucoup déçu : " Une de mes plus constantes déceptions dans ce métier, écrit-il, est de voir à quel point les journalistes, acteurs concrets de l'indépendance et du pluralisme, sont indifférents à l'économie de leurs journaux. "
    Un procès contre un procès : combien de journalistes, dans combien de rédactions, se plaignent des " managers " et se disent déçus de l'indifférence de ceux-ci par rapport au contenu des journaux, à l'information ? Incompréhension à double face ? Fantasme contre fantasme ? Jalousies ?
    Nulle corporation ne devrait être intouchable et Bernard Wouts a bien raison d'écrire que, parmi les journalistes, il se glisse la même proportion de forbans ou d'incapables (on résume...) que dans n'importe quel autre métier. Mais seule la grande pudeur qu'il masque derrière ses emportements l'aura empêché de relever que, dans ses justes combats pour la presse écrite, il a rencontré des " bêtes de plume ", des journalistes, aussi fous que lui de cette sacrée " danseuse " ....

FRAPPAT BRUNO